mercredi 15 septembre 2010

PROLETAIRES DE TOUTES LES UNIONS, DEPAYSEZ-VOUS !

Sans doute une des qualités premières de l’intelligence réside-t-elle aujourd’hui dans cette humilité : Admettre que nous ne comprenons plus grand-chose au monde auquel nous sommes confrontés.

Même si nous y trempons régulièrement notre plume, même si nous disons notre mot sur à peu près tout, parce que nous refusons, au fond, cette démission. Une démission n’est jamais très reluisante, si elle n’est l’expression intégrale de la souveraineté du démissionnaire.

Mais au moins savons-nous désormais que nous ne savons plus rien et laissons-nous avec joie aux muscadins du sérail – critiques littéraires, critiques tout court, commentateurs politiques, journaleux etc. – le soin de faire les bouffons qui savent, les lèche-culs, contre-culs et autres tailleurs de pipes molles.

Nous ne comprenons rien au monde parce que les dés en sont tous pipés. Ce monde a perdu son discours, notre langage en a du même coup été confisqué. Les mots sont désamorcés, les manches bourrées de fausses cartes. Nous reste que les clichés qui, par définition, sont les standards de la pensée quand elle ne pense plus et de l’émotion quand elle ne s’émeut plus de rien.

Accident tragique là-bas ? Bof…C’est peut-être un attentat. De ceux de cette guerre permanente, sournoise, que se livrent avec délices les États en temps de paix, quand ce ne sont pas les factions à l’intérieur d’un même pays.

Ben Laden ? Terroriste insaisissable de l’islamisme ou invention spectaculaire de l’occident ? Chapitre de la stratégie globale de la peur, comme les glaciers qui fondent, les menaces de pénuries d’eau potable, les moustiques qui tuent, la grippe qui ravage ? Tout est devenu possible tant l’impossible a été imaginé par tous les pouvoirs.

J’exagère ? Allons, allons, trêve de feinte candeur ! Souviens-toi de Katyń. Une tuerie monstrueuse, une boucherie démentielle, suivie d’un mensonge diabolique que toutes les démocraties du monde – tous pouvoirs et opposants de gauche confondus – ont fait semblant de croire pendant un demi-siècle parce que le mensonge était du côté du vainqueur.

Staline aura apporté cette phénoménale contribution à l’histoire : La mise en dimension réelle du Prince de Machiavel, le mensonge d’État et la peur comme arts suprêmes de gouvernement.

Les démocraties modernes lui doivent beaucoup. Qu’elles rabaissent un peu leur caquet moralisateur ! Et il ne peut d’ailleurs en être autrement : L’homme est, en soi, un être ingouvernable sans l’épée, factuelle ou virtuelle. C’est même là son côté le plus attachant. Celui que j’aime en lui. Reste l’essentiel jamais atteint : trouver les intelligences et les courages capables de briser l’épée sur le crâne du conquérant.

Sortie d’un bon livre ? Ouais, après gesticulations dans tous les sens de la critique professionnelle ou amatrice, plateaux de télévision et relais par la presse de masse, en papier ou numérisée, faiseuse de chefs-d’œuvre. Lisons plutôt les livres de l’ombre, de la solitude silencieuse, ou revenons-en calmement, restons-en peut-être, à Balzac, Stendhal ou Flaubert. Au moins, s’ils ont été supportés par la pub, je suis certain qu’elle ne m’était pas destinée. Face à eux, je suis vraiment seul dans ma lecture.

Lisons à l’abri des brouhahas de salons qui n’osent même plus dire leur nom.

La retraite au-delà de soixante ans, presque à soixante-dix ? Ben, ça, c’est vraiment vache… Mais comment qu’on finance, sinon, qu’il dit Fillon. Et comment ce qui était possible il y a plus de 25 ans ne l’est-il plus ? Que je dis, moi….On recule ? Mais alors que vaut une organisation sociale qui recule sinon la corde qui la pendrait ? Et la croissance, alors, elle est allée où dans tout ça ? Ce sont les patrons et les capitalistes qui…Oh, oh, du calme ! Ça fait des années et des années, des décennies – des hommes même dans les siècles passés sont morts sur des barricades avec ce discours-là au bout des fusils – qu’on te dit de leur casser la gueule, à ces salauds, et tu n’a jamais bougé d’un poil…Pire, il t’est arrivé de prendre leur parti contre nous. Quand nous te disions, du temps de notre fol enthousiasme, que le meilleur de cette racaille était digne du peloton, tu nous traitais de voyous et de désaxés ! Alors, ta retraite, hein, tes banderoles, tes jérémiades face au désastre accompli, démerde-toi ! Tu me diras que je ne suis pas concerné et que j’en parle à mon aise. Certes. Mais le nombre de fois où une loi scélérate est venue briser mes espoirs, bouffer ma liberté et me toucher de plein fouet dans ma vie, je n’ai pas vu ton bouclier haut levé !

De toute façon, ils t’auront la peau. Parce qu’elle est à vendre au plus offrant, ta peau : Tes porte-parole sont aussi pourris que tes adversaires, dans cette lamentable histoire.

Les Roms ? Tout le monde y va de sa sauce prête à l’emploi. Les uns avec des arguments de la plus sinistre mémoire, les autres avec des bêlements de vierges effarouchées, des couinements d’anges outrés dans leur chair. Les Roms eux-mêmes, dans cette cacophonie, on s’en fout un peu.

Et qui les connaît en fait ? Ils passent, viennent, reviennent, disparaissent, s’exhibent ou se dissimulent. C’est selon. Le caractère insaisissable est un trait marquant de leur différence. Inconnus aux bataillons des fichiers retraite/sécu/INSEE. Plutôt enclins aux fichiers qui relèvent du ministère de l’intérieur, ces gens-là. C’est bien ce qu’on leur reproche, les uns en les expulsant manu militari, les autres en les faisant des citoyens européens à part entière. Tout d’un coup. On dirait qu’ils viennent de le découvrir, ces corniauds !

Même si cette qualité est incontestable du point de vue de la géopolitique, ce me semble une étiquette de propagande qu’on leur a collé en vitesse sur le dos, plus qu’une claque amicale. Pour les besoins de la cause.

Et toi, le pleurnicheur au grand cœur, n’as-tu jamais baissé les yeux de honte et de dégoût des hommes, devant cette vieille Roumaine, visage buriné, visage hâlé, visage défait sous ses cheveux luisants, accroupie sur le trottoir, devant l’église où tu étais venu discuter le bout de gras avec ton dieu ou devant le supermarché où tu étais venu chercher de quoi te goinfrer ; cette vieille roumaine avec des yeux qui savent implorer, avec les larmes qu’il faut et des mains qui savent trembler en se tendant vers toi ?

Qu’as-tu fait à ce moment-là ? Tu ne t’es pas dit que ton pays n’était un pays d’accueil que dans l’esprit ? Quand tu accueilles un ami, tu lui verses sa soupe sur le pas de ta porte, peut-être ? Comme aux chiens errants ? Dis-moi, pleurnicheur attendri, quelle différence fondamentale avec l’expulsion ? Dis-le-moi. Éclaire ma lanterne sur la haute idée que tu te fais de la dignité ! Sais-tu ce qu'est l'exil et, à plus forte raison, un exil vautré dans le ruisseau, la main tendue vers ton confort ?

Les commentaires sont ouverts, lâche la bonde si tu viens à passer par là !

Qui a raison dans tout ça ? La bonne conscience dit : Nous, braves défenseurs des droits de l’homme.

C’est ce que j’aurais évidemment tendance à dire tout de suite. Mais trop aguerri aux mensonges et à l’occultisme des intérêts qu’ils servent, prudence. Prudence sur les Roms, comme sur tout.

S’approcher des vérités définitives comme le chat s’approche de la braise.

D’où je parle, moi, me diras-tu, vexé sur tes ergots ? De l’intérieur. Et je vis ma vie en étranger, mon pote. Voilà d’où je parle.

Les Roms, on m’a appris à en avoir peur quand j’étais petit. L’Autre. Celui qui vient de loin. Celui de l’ailleurs. Celui qui passe trois semaines avec toi sur les bancs d’école, dont le père vole tes poules, qui a une fronde plus puissante que tout le monde dans ses poches, qui ne sait pas lire mais qui rit de tout, qui te serre la main très fort, si fort que ça fait chaud jusqu’aux poumons, et puis qui s’en va. Celui qu’on envie. Le libre. Salut, gadjo ! Le Grand Meaulnes.

Puis, après, dans la vie qui s’est répandue sous mes savates. Ça a dépendu des circonstances. Ici je les aimés d’une franche amitié, là je les ai violemment détestés. Il y en a même un que j’avais hébergé à sa sortie de cabane et qui, pour me remercier, m’avait cambriolé avant de prendre la poudre d’escampette. Salut gadjo ! Oui, je sais, pas la peine de rabâcher, je ne suis pas sourd aux poncifs de troisième catégorie, ça aurait pu être un Suisse, ou un Norvégien, ou un gars du Poitou.

Mais les aimer ou les détester, comme je disais à l’instant, c’est déjà du racisme. Y’a tous les ingrédients du poison là-dedans. Y’a moi, nous-autres et…eux. Comme pour toutes les couleurs de peau et toutes les façons de vivre sa vie ou de consacrer un Dieu.

Alors, les Roms, non, ce n’est pas bien de les expulser. On en est dégoûté de ces façons d’un autre temps ! J’en suis, de ceux que ça répugne. Mais je ferme ma gueule. C’est ce que j‘ai appris de mieux à faire pour mon bonheur.

Parce que c’est bien joli et tout plein mignon tout ça, mais qu’est-ce qu’on fait ? On laisse faire ou on leur casse la gueule aux expulseurs ? Et qu’est-ce qu’on a fait avant, pour que le discours hystérique de Grenoble ne soit même pas envisageable ? Rien, strictement rien. Des blogs. On a bavardé entre potes.

Hortefeux, le fourbe, l’a bien compris qui interpelle les milliardaires de gauche et leur dit, bon, bien, donnez un de vos terrains, on les installe là. A vot’ bon cœur…Ce n’était même pas la peine d’interpeller les ténors milliardaires. Pourquoi se donner tant de mal pour accoucher d’une image somme toute d’Épinal ? Y’avait qu’à demander gentiment à n’importe lequel petit instit de gauche avec un grand terrain – beaucoup ont ça –, un grand terrain où il bucolise, où il fait pousser ses fleurs, sa pelouse et ses arbres de Judée.

Tu prends un convoi de caravanes chez toi, cet été, camarade ? Ça nous arrangerait bien. Silence radio à tous les étages. Misérable douleur de la contradiction entre vécu et idéologie avalée, ruminée et recrachée comme du bon lait.

Chacun se renvoie la balle de ses propres abjections et de ses répugnantes défaites.

Les Roms ? J’ai mon cœur d’artichaut qui dit non et ma tête de dégoûté qui dit ça dépend…Faut voir…J’en sais trop rien…

Ça te choque ?

Tu es comme moi, pourtant. Tu n’y comprends pas grand-chose à toute cette bouillie. Tiens, je saute du coq à l’âne, y’a un gars qui pourrit en taule depuis 25 ans bientôt, dans tes taules françaises, tes taules démocrates et des droits de l’homme. Pour violence armée, un qui pensait généreusement que tes capitalistes et tes patrons, ceux qui veulent te faire aller au charbon jusqu’à 67 ans aujourd’hui, on pouvait les mater par l’insurrection. Plus puni que le bras droit et successeur désigné d’Hitler, Albert Speer, 20 ans de réclusion. Plus puni qu’un des plus grands complices de l’Holocauste. Ça te dit quoi, ça, humaniste de mes deux roubignolles ? Ça ne te dit pas qu’un homme qui se propose de détruire le capital fait plus peur qu’un qui se proposait de réduire la moitié de l’humanité en cendres ? Et l’immaculée conception de Poitou-Charentes qui s’en est réjouie en claquant du bec comme une péronnelle !

Ça t’empêche de dormir, ça ? Non. Tu t’en fous parce que tout le monde s’en fout qu’un type qu’on a bouclé à 34 ans soit encore au cachot à soixante balais. Il est pourtant la preuve enterrée vivante de la monstruosité d’un système. Ce dont tu ne te fous pas, en revanche, c’est ce qui fait hurler la meute. Quand ça se voit, faut qu’on t’entende !

Mais tes canines sont des implants, mon pote. A la moindre velléité de mordre, crac…Des dents de lait. Mettrai-je mon bras robuste et poilu entre tes crocs qu’à peine sentirais-je comme une répugnante caresse de toutou.

Sarkozy, le salopard, parle de zones de non-droit, lui qui le bafoue tous les jours, le droit, et qui protège de sa fonction les entourloupettes mafieuses de ses ministres.

Les autres, en face, s’offusquent, hurlent, font appel à tous les bons sentiments du monde tout en pétant dans la soie comme de véritables bourgeois de la Monarchie de juillet. Les Roms, c’est comme les anarchistes de la chanson, on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux. Et là, ça emmerde autant l’angélisme des défenseurs que la brutalité des accusateurs.

Le pape s’en mêle. C’est le bouquet ! Un imbécile de L’UMP lui dit de fermer sa gueule parce qu’il est allemand...Et vlan ! Ça vole de plus en plus bas. Beaucoup plus bas que la ceinture. Tous les coups sont permis. Moi l’iconoclaste, le mécréant, l’athée, le bouffeur de curés, j’en viendrais presque à me faire l’avocat du pape !

Et nous resterait-il un brin d’espoir de sortir de tout ce bourbier avant de crever, que nous éclaterions d’un gigantesque rire à en faire trembler les étoiles.

Nous reste peut-être la dérision en guise de langage.

Mais pour quoi faire ? On ne sait même plus quel côté brocarder !

Et ce texte, là, livré comme ça, à chaud, te dit simplement que tu ne comprends rien, comme moi, comme nous tous, alors ne te fais ni l’allié des salopards aux commandes, ni le chantre des loups bâtards qui lorgnent sur ces mêmes commandes, des loups qui hurlent sous la pleine lune, pour qu’on les entende bien, qu’on les voit bien, mais qui s’en foutent comme de l’an quarante, de la pleine lune.

On ne défend jamais mieux la liberté que lorsqu’on est soi-même un homme libre.

Libre de tout engagement. En dehors.

Les révolutions d’esclaves, vois-tu, c’est bon pour les péplums, les mauvais romans et les professionnels de la Théorie.

Et tout ça, me diras-tu avec raison, ça mène àquoi ? Nous ne savons rien. D’accord. Nous ne saisissons que les reflets qu’on nous donne en pâture. Et après ?

Après rien. Mon plaisir réside dans le fait d’écrire ce rien.

Ça mène pourtant à la fierté et à la solitude. La belle et franche solitude. Regarder s’étriper les monstres qui se croient des Titans, s’invectiver les imbéciles qui se prennent pour des génies et s’agiter les esclaves qui pensent gueuler pour les causes justes, depuis le dôme venteux de la colline.

Ce soir, j’ai pris ma fille par la main et nous sommes partis sur le soleil couchant, par des sentiers sous les pins. Aux champignons. La forêt polonaise regorge de champignons.

Et pendant qu’elle gambadait devant moi, ma fille, en faisant gaffe que ses longs cheveux auburn ne s’agrippent aux ronces et aux broussailles, je me disais que j’étais un menteur. Un inévitable et sacré menteur.

Comment dire à une enfant de dix ans qui éclaire la forêt de ses rires et de ses éclats de voix au moindre petit champignon découvert, que le monde des hommes vers lequel elle s’en va en courant est un monde de primates au déclin, un monde qui s’éteint avant même d’avoir appris à prononcer le mot qui le désigne : Humanité ?

Bertrand Redonnet

Illustration : Pologne- 09/2008 - Photo: Olivier Daaram Jollant©

6 commentaires:

  1. « Je voulais indiquer aux jeunes gens d’aujourd’hui qu’on les trompe, que la vie n’est pas un dilemme et qu’entre les deux idéologies contraires entre lesquelles on les somme d’opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties de la "politique", et que c’est pour la vie qu’ils doivent opter, malgré l’attirance du suicide, individuel ou collectif. Il n’y a pas d’autres choix possibles. Vivre ! » Blaise Cendrars

    Pascale

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  2. Merci Pascale...Ce que j'ai tenté de dire en ce long texte, Blaise Cendars l'a dit en quatre lignes.
    ça s'appelle le talent...Pour lui, bien sûr.

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  3. Lundi, dans les couloirs du métro, quelque chose m’a réjouit le cœur. D’habitude, dans ces longs couloirs, il n’y a que deux choses à voir. A terre, l’une ou l’autre Gitane qui mendie avec son enfant endormi sur les genoux et sur les murs quelques publicités bien protégées derrière leur vitrine. Vous voyez, ces publicités qu’on remplace chaque semaine pour mieux nous faire acheter ce dont nous n’avons pas besoin, et qu’on regarde distraitement le matin quand on va travailler ?

    Je me demande d’ailleurs ce que la Gitane qui est assise en dessous du panneau en pense, elle, de ces publicités, car manifestement elle ne pourra rien acheter de ce qui est proposé là. La scène (la Gitane et le panneau) résume bien notre société en un raccourci saisissant.

    Bref, lundi matin donc, encore tout endormi après une courte nuit (je n’ai pas d’autre moment pour écrire) mon attention a été attirée par un fait singulier. Quelqu’un (qui ?) était parvenu à ouvrir sans la casser une de ces vitrines contenant les publicités. Il avait chiffonné l’affiche et l’avait fait rouler dans un coin. Rendue inutilisable, il fallait voir comme elle était devenue ridicule, là à terre, là où d’habitude se tient la Gitane. Ensuite, il (qui ?) avait écrit à l’encre rouge sur la vitrine, en lettres capitales : « NOS VIES VALENT MIEUX QUE LEUR ARGENT. »

    Ma journée s'en est trouvée plus belle.

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  4. Beau et vrai... à en chialer... désarmé.

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  5. Magnifique contribution, Feuilly...Je t'en remercie vivement.
    Et c'est dans cette observation quotidienne,que toute la vérité, dans sa veulerie, saute aux yeux.
    Vaneigem écrivait " Il y a plus de vérités dans 24 heures de la vie d'un homme que dans toutes les philosophies".
    Tu l'as dit là avec plus de précision encore.

    En te lisant, à la fin, quand tu évoques l'auteur, homme ou femme, de la magnifique inscription,j'ai pensé à l' Affiche roure : "Des doigts errants."

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  6. Stéphane O'Prato16 septembre 2010 à 09:00

    "On ne défend jamais mieux la liberté que lorsqu’on est soi-même un homme libre."
    Tu n'as pas besoin, toi non plus, de beaucoup de mots pour dire ce qu'il y a à dire. Mais il faut bien enfoncer le clou, et sans dévier, partout où on entend l'extraire pour faire place lisse et nette : la langue, l'écrit, l'expression, la vie, par la peur, et la peur encore, sous toutes ses petites formes d'apparence si bonnes, anodines et prometteuses. Quel chantier!

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